die antwoord

Concert Review: Die Antwoord at Metropolis

die antwoord

Par: Elena Stoodley

 Je crois que j’ai eu ma dose de Die Antwoord. Je les connais depuis environ 48h, commençant par le moment où j’apprends que j’y vais, ensuite la digestion de leurs chansons en rafale, leur show et maintenant, l’après digestif, le moment où je me sens prête à me nourrir d’autre chose ou bien de m’en gaver for life.

Le Pre show :

Première chanson écoutée, I fink you freaky, m’a donné des frissons, j’étais toute excitée, j’aime les fous en général. Je suis aux anges quand j’apprends que j’y irai gratos et ferai ma première critique de spectacle. S’en suit un concentré de leurs vidéos en essayant de m’intégrer dans leur monde auquel je n’adhère pas, moi des affaires de vêtements qui ressemblent à un costume KKK accompagnées d’une vieille poupée à la voix d’enfant qui cherche à me faire des yeux doux barbouillée en black face. PAS DOWN.

Le show :

Je regrette d’avoir pris les billets, mais je suis tout de même intriguée. J’ai amené un ami qui les connait et on rencontre une amie à lui qui est une fan finie. C’est elle qui m’explique le message derrière le phénomène. On est mis en attente face à un stage bleuté et des bribes de musique de christia/sata-nisme, je ne sais pas. C’est LOOONG. Une tête du style Rubber Johnny version vraie apparait sur l’écran, le show commence. Chacun fait son entrée en one piece orange fluo-flash. Sur la scène il y a des bêtes à cornes partout, sur leurs corps aussi. Je ne sais pas quoi penser, j’ai souvent de la misère avec les « entre deux » des autres, t’es con ou t’es pas con? Tu niaises ou tu ME niaises? En tout cas, une fois sur scène, ça n’a pas arrêté. Ils ont de l’énergie contagieuse, l’esthétique est belle, ils ont une présence sur scène qui t’empêche de penser à ton crush, j’ai envie d’être amie avec Ninja, il fait du crowd surfing comme un dauphin et revient sur scène comme un street fighter en mode “finish him”. C’est bien. Yolandi est fidèle à elle-même : elle me fait peur, moi les femmes enfants, PAS trop down… T’es enfant ou t’es femme? Tu me cruises ou tu veux pisser? C’est quoi cette danse? Mais, pour être créative et talentueuse, elle l’est, rien à dire. On me dit qu’ils ont fait que deux chansons de leur nouvel album. Le public a adoré, j’ai souvent bouché mes oreilles à causes de voisins de foule en délire, j’ai eu peur pour le balcon du Métropolis, où je croyais pouvoir fuir la jeunesse du rez-de-chaussée. Ben rien à faire, les gens étaient fous. Au rendez-vous : attitude, délire, images fuckées, Méga Casper gonflé sur la scène avec un pénis plus grand que toi et bien sûr, de la secousse de saucisse. Des gens dans la foule habillés comme eux. Des “Merci beaucoup” et du français raté, mais cute. Et dj Hi-tek. Au début je voulais rien savoir, parce que c’est pas le premier à s’appeler comme ça et l’autre, je l’aimais. Il a enlevé son chandail et nous a révélé qu’il y cachait Hulk. Le fait qu’il soit homosexuel et chante des paroles comme: “I’ll fuck you until you love me”, c’est fonceur, j’aime ça. Coté beat, il a trouvé les bonnes formules, du déjà fait, bien mixé. J’écoutais et ai entendu un millions de références musicales de dans le temps; ça va du Push it de Salt N Pepa, Supersonic de JJ Fad, What’s beef de Biggie, Don’t stop Wiggle Wiggle, This is why I’m hot de Mims, Azealia Banks et même Du Hast de Rammstein et bien d’autres, dont j’ai oublié les noms. Parfois Ninja sonne comme Vanilla Ice hahahah….. Je n’adhère pas à leur message pas clair, – ni leurs personnages mais je crois en la sincérité de Ninja, pour avoir regardé plusieurs entrevues. Il est articulé. Je comprends le “started from the bottom now we here”. Je comprends la satire. Je ne comprends pas les symboles pseudo KKK/blackface, je comprends pas qu’ils s’appellent Nigga entre eux, je comprends pas qu’on nous mette des filles noires masquées en pseudo KKK qui dansent extra hip hop/sexy -très bien d’ailleurs – ça me rappelle ces artistes blancs qui font de la musique attribuée aux noirs et qui foutent des noirs dans leur harem pour dire : non c’est cool, j’ai des noirs avec moi! Justifie-toi pas, fais ton affaire, on t’aimera si t’es bon et puis that’s it. J’ai l’impression qu’il me faudrait un doc en psychologie pour comprendre Yolandi et j’en ai pas envie. Bref, je pourrais en parler longtemps, ce groupe est définitivement un phénomène. À découvrir car ils vont donner un vrai bon show, mais ensuite, faudra choisir si on adhère ou bien on passe à autre chose. Je passe, mais belle continuation les Ninjas. J’ai votre rappel dans la tête…